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Feu d’artifice du 14 juillet à Saint-Jean-de-Luz

Feu d'artifice au fort de Socoa à CibourePhotographier un feu d’artifice n’est pas si compliqué dans le principe. Cela s’apparente un peu au lightpainting. Dans les deux cas on fait une pose longue pour que les effets lumineux (lumière d’une lampe de poche ou en l’occurrence de fusées d’artifice) aient le temps d’imprimer leurs traces sur le capteur de l’appareil photo et donc sur l’image finale.
Cette année le feu d’artifice du 14 juillet de Saint-Jean-de-Luz a été pour moi l’occasion de revoir la technique pour ce type de prise de vue et de confronter ces connaissances à la pratique. J’en ai profité également pour écrire un article intitulé photographier un feu d’artifice que je vous invite à consulter si vous voulez tout savoir ou presque 😉 sur le sujet.

Pour revenir à la soirée du 14 juillet, le feu d’artifice de Saint-Jean-de-Luz a la particularité d’être un « deux en un ». Il débute en effet par celui de Ciboure au fort de Socoa et se termine du côté de la Grande plage du centre de Saint-Jean-de-Luz depuis la digue aux chevaux (chacun dure environ 15 minutes).

Pour un photographe qui souhaite couvrir les deux parties du feu d’artifice c’est un peu plus compliqué car il n’y a quasiment pas de pause entre les deux. A la fin du premier feu, pour ne pas trop louper du second qui débute, il faut se hâter lentement (je tiens à mon matériel photo !), trouver une place et se repositionner avec son appareil et son trépied… Autant dire que dans ce cas, il vaut mieux ne pas oublier sa lampe frontale et avoir fait un bon repérage avant ! Dans l’idéal j’aurais aimé trouver un point de vue qui puisse couvrir les deux feux d’artifices (un simple recadrage aurait alors suffit) mais lors de mon repérage je n’ai pas trouvé…

Feu d'artifice à Saint-Jean-de-LuzJ’étais équipé d’un zoom 24-105mm sur un appareil plein format. Placé sur la colline de la pointe Sainte-Barbe, pour le feu d’artifice de Ciboure j’étais à la focale maximale et le cadre était un peu large pour une partie des pièces du feu d’artifice. J’avais un peu surévalué l’ampleur du feu d’artifice par rapport à l’éloignement du site. Même si j’avais amené dans mon sac un objectif 70-200mm qui aurait été plus approprié, de crainte de louper du spectacle, je suis resté à 105 mm. Pour le second feu d’artifice, les tirs des fusées étaient plus proches et j’ai essayé un cadrage en mode paysage à 35 mm et un autre en mode portrait à 60 mm. Dans ce dernier cas le 24-105 était parfaitement adapté. Au final comme il est assez difficile d’évaluer à l’avance l’ampleur d’un feu d’artifice, l’utilisation d’un zoom s’avère vraiment très pratique.

Outre les problèmes de positionnement et de focale, la deuxième grosse difficulté que j’ai rencontrée concerne l’exposition. J’ai fixé une sensibilité basse et j’ai joué sur l’ouverture pour ajuster l’exposition des traînées lumineuses du feu d’artifice. L’exercice n’est pas si évident car la luminosité varie en fonction de différents paramètres que l’on ne peut pas anticiper (je vous renvoie à l’article cité plus haut pour en savoir plus). Sur mes photos une partie des lumières du feu étaient parfois cramée (surexposée). J’aurais peut-être dû prendre plus de marge par rapport à l’histogramme et sous-exposer globalement pour avoir moins de photos limites. Ici l’utilisation du format raw est un réel avantage : il vous permettra de récupérer une partie des zones éventuellement surexposées (dans la limite du raisonnable).

Et vous ? Étiez-vous de sortie photo pour le 14 juillet ? Quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ?

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À propos de : Hervé (LuzPhotos)

Hervé Drouet, photographe professionnel au pays basque, spécialiste formation photo et rédacteur du blog LuzPhotos.

3 commentaires

  1. Hello Hervé
    Pour ma part j’étais a vieux boucau dans les landes également pour le 14 juillet pour moi c’était une première car je n’ai jamais pris un feu d’artifice.
    je me suis positionné assez prés du feu j’ai utiliser une ouverture a f/11 et une pose a 1s je n’avais pas de télécommande filaire donc je l’ai fais en infra d’ou d’ailleurs la difficulté de déclencher.
    je n’ai utiliser qu’un grand angle 8/16 car comme j’ai dis j’étais très proche du feu.
    j’ai suivi a la lettre comme point de départ tes conseils j’ai juste un peu jouer sur l’ouverture concernant l’exposition peut être que pour moi il aurait pu être utile aussi de descendre un peu mais bon je vais reprendre un feu a la fin du mois avec une télécommande filaire et un angle different cette fois ci.
    Photos dispo sur ma page

    Merci

    • Très bien pour une première. Après, 1 seconde c’est peut-être un peu court (sauf si le rythme est vraiment très soutenu). Pour pouvoir mieux composer sa photo, choisir les fusées à inclure ou non, le mode bulb avec l’utilisation d’un cache est vraiment très intéressant.
      Sinon de manière générale, si le lieu s’y prête, intégrer l’environnement dans ses photos de feux d’artifice peut aussi être une bonne idée (mais c’est un peu plus compliqué car il s’agit de bien exposer sa photo à la fois pour le feu d’artifice et son environnement qui doit être reconnaissable et donc pas trop plongé dans le noir)… Ce n’est plus juste les lumières d’un feu d’artifice qui pourrait être tiré de n’importe où, mais le feu d’artifice de tel ou tel lieu dans son cadre (par exemple, il n’est pas rare que les feux d’artifice soient tirés près d’un monument digne d’intérêt et/ou près d’un plan d’eau avec de jolis reflets…)

  2. Je suis allé le voir avec les amis du camping, magnifique, ça fait bizarre de revoir un arrêt sur image de ce feu d’artifices quand on l’a vu de ses propres yeux, un déjà vu bien sympathique qui rappelle de bons souvenirs du Pays Basque.

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