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Meeting aérien de la patrouille de France à Saint-Jean-de-Luz

Le samedi dernier (le 27 septembre), a eu lieu, comme chaque année, le meeting aérien de la patrouille de France au dessus de la baie de Saint-Jean-de-Luz.
Beaucoup de monde au rendez-vous. Dans un premier temps, la foule accueille les parachutistes du 1er RPIMA (régiment de parachutistes d’infanterie de marine) de Bayonne qui se posent sur les quelques mètres carrés réservés de la plage du centre. Puis c’est l’entrée tonitruante, et très attendue, de la patrouille de France : une arrivée surprise, en rang serré, à basse altitude : les 8 alphajets tricolores ont surgit de derrière les immeubles du front de mer… Impressionnant ! Pas de photos, pas le temps, trop rapide… juste Waouh ! Le ton est donné, le spectacle est lancé…
Environ une demi-heure où l’élite des pilotes français fait une véritable démonstration de précision. Pas le droit à l’erreur… mais il n’y en a pas, la mécanique est bien huilée. Vol en formation de 4 avions de la patrouille de FranceLes avions volent en formation au dessus de la baie de Saint-Jean-de-Luz puis, l’instant d’après, ce sont juste quelques points au loin dans le bleu du ciel. Je suis content d’avoir emporté mon nouveau téléobjectif Tamron 150-600 mm. Dans ce genre de situation où la distance avec le sujet varie constamment, un zoom avec une longue focale est vraiment un atout. J’avais également à porté de main un autre appareil avec un zoom 24-105 mm. L’idée était de faire des photos d’ambiance et de prendre les avions avec, comme décor de fond, la baie de Saint-Jean-de-Luz mais, au moment du spectacle, j’ai finalement préféré tout faire avec le premier boîtier. Avec un grand angle, dans un vaste décor les avions apparaissent à peine et deviennent, de facto, secondaires dans la photo alors qu’ils devraient être le sujet principal… A mon avis, dans ce cas de figure, le seul moment où la photo peut être réussie au grand angle, c’est lorsque les avions dessinent de grand motifs dans le ciel avec leurs fumigènes. Mais à ce moment là, j’avoue, je m’amusais à les suivre avec mon téléobjectif… une autre fois peut-être.

Dans ces conditions optimales (des avions en plein ciel par beau temps), l’autofocus du 5D Mark III associé au 150-600mm accroche bien. Pas d’hésitations, c’est un régale. En post-traitement, les avions sont nets. J’ai choisi par simplicité le mode priorité vitesse pour m’assurer d’une vitesse élevée compatible avec le 600mm et le sujet à photographier. En l’occurrence j’étais généralement à 1/1000 s. L’avantage avec des avions à réaction c’est que l’on ne risque pas de figer une hélice avec une vitesse d’obturation trop rapide 😉 (si vous ne comprenez pas bien ce que je veux dire, faites un petit tour sur l’article Comment photographier un hélicoptère en vol, le principe à comprendre peut être appliqué à un hélicoptère ou à un avion à hélice).

En plus, j’ai préféré mettre le tout sur trépied. Boîtier plus objectif font environ 3 kg, c’est vrai que c’est tout à fait possible de shooter à main levée (et cela m’arrivait d’ailleurs d’enlever provisoirement le boîtier du trépied pour être encore plus libre de mes mouvements) mais, de manière générale, c’est beaucoup plus confortable et les mouvements de suivi gagnent en fluidité et en stabilité. L’idéal est un trépied avec une tête pendulaire mais une simple tête rotule à friction peut aussi faire l’affaire : il suffit de laisser libre l’axe horizontal et de desserrer la prise au niveau de la boule afin d’autoriser tout type de mouvements. Attention toutefois à bien resserrer à nouveau si vous voulez lâcher l’appareil et faire une pause !

Voici 2 albums souvenir de cette après-midi du 27 septembre :

  • le premier montre les parachutistes du 1er RPIMA de Bayonne qui se posent sur la Grande plage de Saint-Jean-de-Luz.
  • le second est consacré à la patrouille de France qui évolue au dessus de la baie de Saint-Jean-de-Luz.
Meeting aérien à Saint-Jean-de-Luz
Pour parcourir un album, cliquez sur l’image de couverture. Après avoir visionné un album, pour pouvoir passer au second, quittez la fenêtre de visionnage puis cliquez sur « Retour », au dessus des vignettes et du titre de l’album parcouru.

Haute vitesse et trépied m’ont permis de ne pas avoir de photos floues malgré l’utilisation d’une longue focale. Pourtant, un cas m’a posé problème : à un moment dans le spectacle, 2 avions semblent se foncer dessus et s’évitent au dernier moment. J’ai suivi un des 2 avions et déclenché en mode rafale juste avant qu’ils se croisent : sur une des photos de la série j’ai bien les 2 avions, mais, si celui que je suivais est bien net, l’autre est flou comme le montre la photo loupée ci-dessous

Photo loupée : 2 alphajets de la patrouille de France qui se croisentEt oui dans ce cas précis, la vitesse d’obturation de 1/1000 s était insuffisante : en effet comme j’accompagne le premier avion, lorsque le second avion entre dans le champ, on cumule à la fois la vitesse du premier et celle du second qui va dans l’autre sens. Je ne sais pas à quelle vitesse volaient à ce moment les alphajets (leur vitesse maximale est tout de même de 1000 km/h soit Mach 0,86) mais dans ce cas précis, la vitesse choisie étaient insuffisante pour figer l’avion à contresens du mouvement de suivi… Comme dans toute discipline, on apprend aussi de ses erreurs. Face à une photo techniquement loupée, il faut prendre le temps de l’analyser pour comprendre l’origine de l’erreur. Ainsi, une fois trouvée, normalement, si la même situation se représente, il nous sera possible d’anticiper et de corriger notre erreur. Rendez-vous l’année prochaine pour réussir cette photo !

Et vous ?Si vous avez des questions ou expériences à partager concernant les photos d’avions, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

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À propos de : Hervé (LuzPhotos)

Hervé Drouet, photographe professionnel au pays basque, spécialiste formation photo et rédacteur du blog LuzPhotos.

6 commentaires

  1. Très bon reportage.
    Le 150-600 nous montre ses possibilités et le talent du photographe.!

  2. bonjour, je vous découvre et vous félicite pour votre site! j’ai parcouru votre publication et de suite je vous ai mis dans mes favoris « photo ».
    Vous dites que vous avez fait l’acquisition du Tamron 150-600 mm et que pour vous cet objectif est un excellent choix. Cet objectif est un achat pour lequel j’économise. J’ai lu votre comparatif du Tamron avec son concurrent Sigma qui vient de sortir. Ma question est : pourriez vous changer pour ce dernier ?
    Allez vous finaliser ce comparatif avec un test terrain avec les deux cailloux ou plutôt ces 3 objectifs et nous donner votre avis d’expert.
    Merci

    • Merci Pierre pour votre commentaire !
      Lorsque j’ai acheté le Tamron, il était seul dans sa catégorie (focale max de 600mm à un prix « abordable ») et je n’avais pas pu alors le comparer au nouveau Sigma. Le choix était donc plutôt aisé à ce moment. Par contre avant de me décider j’avais attendu les retours et tests poussés de magazines et autres sites spécialisés dans les mesures (comme DxO) pour me faire une idée de la qualité optique de la bête ! C’est vrai que je ne regrette pas mon achat. Si à ce jour j’étais dans votre cas (si je n’avais pas déjà investi), j’attendrais un peu pour avoir les premiers retours et comparatifs entre les 3 modèles afin de pouvoir faire un choix avec toutes les données en main. En complément, il serait intéressant d’aller en magasin (ou dans des salons comme celui de Paris ou des festivals où les constructeurs sont présents et autorisent les tests…) avec mon ou mes boîtiers pour prendre en main les objectifs. A la question : « pourriez vous changer pour ce dernier ? » je réponds, oui pourquoi pas… mais pas tout de suite.
      Pour ce qui est du test comparatif terrain, j’aimerai bien mais il faudrait que je sois sponsorisé par les marques… peut-être un jour 🙂 Donc pour l’instant ce n’est malheureusement pas possible. Par contre je vais rester attentif sur le sujet et ferai certainement des retours sur le blog (pour ne rien louper, n’hésitez pas à vous inscrire à la newsletter ou à ma page FaceBook).

      • Merci pour cette réponse rapide. Je vais suivre votre conseil et attendre un peu. Je devrais de toute façon faire un choix entre le Tamron et le Sigma Comtemporary qui devrait être dans la même gamme de prix, le Sport étant pour moi trop cher. Mais effectivement même Chassimage a bien noté le Tamron et pour l’instant il a la cote, surtout que, rien qu’hier il était affiché à 1136e chez Amazon, j’ai failli mettre dans le panier. Et ce matin il était repassé à 1399€, je suis passé à côté. Je n’ai pas d’explication à cette variation de prix ponctuelle mais elle valait le coup.
        Merci et en attendant de vous lire, je vais vous suivre sur Fb.
        Pierre (dept57)

        • Oui étonnant une telle variation de prix. Les gros vendeurs e-commerce utilisent de plus en plus des algorithmes complexes pour ajuster automatiquement leurs prix. A priori Amazon suit de très prêt la concurrence et normalement cherche a être au même niveau ou juste un peu en dessous. En tout cas, c’est ce qu’avait montré une étude menée fin 2013 par la société Profitero cabinet de Price Intelligence qui avait suivi les variations de prix sur Amazon.com. Cette étude révélait qu’Amazon effectue 2,5 millions de changements par jour ! Je suppose qu’Amazon.fr suit a peu près le même modèle… Les recettes de variations de prix sont jalousement gardées mais il est probable qu’en plus du suivi des prix de la concurrence, la loi de l’offre et de la demande joue : Le prix d’un produit très consulté et très acheté aura sans doute tendance à aller à la hausse et inversement (c’est une supposition, pas une affirmation). Certains pensent aussi que le prix pourrait augmenter quand les stocks sont bas. Bref difficile de s’y retrouver. Bon point par contre, jusqu’ici Amazon ne fait pas d’IP tracking ou autres pratiques similaires (le prix est le même pour tout le monde). En faisant quelques recherches à ce sujet, j’ai découvert un site intéressant qui permet de suivre l’évolution des prix d’un produit de chez Amazon : http://evol.gibiosh.net/
          Pour le 150-600, on constate que la baisse récente du prix chez Amazon est expliqué par un alignement sur la concurrence. Par contre bizarrement, lorsque le prix de la concurrence (en tout cas, les marchants autres que Amazon pris en comptes sur ce site) est remonté, celui d’Amazon est remonté aussi, mais plus haut (il a retrouvé son niveau initial)…

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