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Vitesse de synchronisation du flash

La vitesse synchro-flash : définition

La vitesse de synchronisation du flash (parfois appelée vitesse synchro X) représente la vitesse d’obturation la plus élevée à laquelle il est possible de prendre une photo au flash avec notre appareil photo reflex. Au-delà de cette vitesse maximale (si vous choisissez un temps de pose plus court), la synchronisation sera impossible et la photo présentera une bande noire plus ou moins grande : toute une partie de la photo n’aura pas été exposée.

Voici concrètement ce que cela donne en images avec un appareil photo dont la vitesse de synchronisation du flash est de 1/200ème de seconde. Il s’agit de photos d’un mur blanc pris au flash.
Photo au flash au delà de la vitesse synchro-flash : apparition d'une bande noire
Dans notre exemple, à la vitesse de 1/200s ou avec des temps de pose plus lents (1/160s, 1/125s…), la photo sera bien exposée dans sa totalité (première image). Par contre, au delà de cette vitesse (les images suivantes), une bande noire va apparaître. Cette bande, qui correspond à la partie de la photo n’ayant pas reçu la lumière du flash, sera d’autant plus grande que la vitesse d’obturation sera élevée.

En résumé, l’utilisation du flash sera possible uniquement avec une vitesse d’obturation (un temps de pose) inférieure ou égale à la vitesse de synchronisation flash de l’appareil photo.

Pourquoi cette vitesse limite ?

Les photographies au flash nécessitent que l’éclair parte au bon moment, lorsque l’obturateur est totalement ouvert. Le flash doit être synchronisé avec le boîtier. C’est le boîtier qui donnera l’ordre au flash de se déclencher au moment où l’obturateur est grand ouvert afin de laisser passer la lumière du flash jusqu’au capteur photosensible.
Pour comprendre pourquoi cette limite de vitesse d’obturation existe, il faut savoir comment fonctionne l’obturateur de nos appareils photos reflex.

Le déclenchement à une vitesse inférieure ou égale à la vitesse de synchronisation

La première vidéo montre le déclenchement d’un appareil reflex à sa vitesse de synchronisation (1/200 s sur le boîtier Canon 5D mark II). Le fonctionnement sera identique pour des vitesses inférieures (temps de pose plus longs) à cette vitesse synchro-flash. Elle montre le déclenchement à vitesse normale puis au ralenti (la vidéo d’origine a été tournée à 2000 images secondes). Dans un troisième temps, pour bien décomposer le mouvement de l’obturateur, j’ai encore ralenti la vidéo d’origine.

  1. Le premier rideau du bas qui couvre le capteur s’abaisse.
  2. Le capteur est alors entièrement visible.
  3. Puis, après un temps plus ou moins long (selon le temps de pose choisi), le second rideau du haut s’abaisse pour masquer à nouveau le capteur.

A la vitesse de synchronisation (ou à une vitesse plus lente), vous pouvez donc constater qu’à un moment précis, le capteur est entièrement découvert. C’est à ce moment que l’éclair du flash sera déclenché afin d’impressionner l’ensemble de l’image.

Le déclenchement à une vitesse au-delà de la vitesse de synchronisation

La deuxième vidéo montre, cette fois-ci, le déclenchement du même appareil à une vitesse supérieure à la vitesse de synchronisation : à 1/1000 s.

  1. Le premier rideau du bas descend suivi de très près par le second rideau du haut (bien avant que le capteur ne soit entièrement découvert)…
  2. résultat, les deux rideaux se déplacent parallèlement en créant une simple fente par laquelle la lumière peut atteindre le capteur. Cette ouverture entre les 2 rideaux parcourt le capteur de haut en bas.
  3. enfin, le rideau du haut termine sa course en fermant l’obturateur.

Le capteur n’est jamais entièrement découvert. A vitesse élevée, l’exposition n’est pas simultanée sur toute l’image mais se fait par déplacement d’une fente entre les 2 rideaux (d’autant plus étroite que la vitesse sera grande). Par conséquent, à une telle vitesse d’obturation, un bref flash ne ferait qu’éclairer une partie du capteur et non la totalité de ce dernier
Voilà pourquoi, au-delà de cette fameuse vitesse de synchronisation, une bande noire se forme sur la photo (seule la partie découverte par les rideaux sera exposée au flash).

Les vidéos ci-dessous proviennent d’une vidéo de la chaîne YouTube : cameratest
Titre de la vidéo originale : Slow motion camera shutter – Canon 5D Mark II 2,000 fps
Lien : http://www.youtube.com/watch?v=ptfSW4eW25g
Pour faciliter une meilleure compréhension, la vidéo d’origine a été découpée en deux petites vidéos, du texte en français a été ajouté et les passages montrant l’ouverture des rideaux de l’obturateur ont été dupliqués en les ralentissant encore un peu plus.

Les appareils photos concernés

La vitesse de synchronisation du flash concerne les appareils photos ayant un obturateur focal à rideaux (les appareils reflex et hybrides). L’obturateur est composé de 2 rideaux situés dans le boîtier juste avant la surface sensible (proche du plan focal image). C’est le système dont le fonctionnement a été décrit plus haut grâce aux vidéos.

Les appareils utilisant un autre système d’obturation ne sont donc pas concernés. De manière générale :

  • Les appareils moyens formats et les chambres photographiques utilisent généralement des objectifs avec des obturateurs mécaniques centraux à iris. Dans ce cas, l’obturateur est situé dans l’objectif et il n’y a pas de vitesse de synchronisation du flash : l’exposition se fait sur toute l’image quelle que soit la vitesse d’obturation. Toutefois les contraintes mécaniques limitent la vitesse aux environs de 1/800ème voire à 1/1600ème de seconde (modèles récents chez Hasselblad).
  • Les appareils photos numériques compacts et les bridges n’ont plus d’obturateur mécanique mais disposent d’un obturateur électronique (c’est le passage ou non d’un signal électrique qui va activer ou désactiver le capteur). Ils n’ont donc pas de limite de vitesse d’obturation lors de l’utilisation du flash. Et oui, avec un petit compact, vous pouvez très bien shooter à 1/2000 s en utilisant le flash intégré ! Qui a dit que les gros reflex étaient toujours techniquement supérieurs aux petits compacts 😉

Les flashes concernés

Vous l’avez compris, la limite technique trouve sa source, non au niveau du flash lui-même, mais au niveau du système d’obturation de l’appareil. Par conséquent, cette vitesse de synchronisation maximale existe aussi bien pour le flash intégré de votre appareil reflex que pour un flash externe (par exemple un flash cobra).

Attention cependant si vous utilisez votre appareil reflex avec des flashes de studio. Avec ces flashes, beaucoup plus puissants que des flashes cobra, la durée d’éclair du flash est plus longue que celle de nos petits flashes intégrés ou portables. Résultat, il faudra parfois adopter une vitesse d’obturation encore plus lente que celle de l’appareil (le temps que l’éclair impressionne le capteur au moment où les rideaux de l’obturateur le dévoilent entièrement).

Pour illustrer ces propos, par exemple dans le mode d’emploi du Canon 5D mark III, il est précisé :
« Avec des grands flashes de studio, étant donné que la durée du flash est plus longue qu’avec des flashes compacts, réglez la vitesse de synchronisation entre 1/60e et 1/30e de seconde. Pensez à tester la synchronisation du flash avant la prise de vue ».

Comment connaître la vitesse de synchronisation de votre appareil photo ?

Cette vitesse synchro varie selon les marques et modèles mais, à quelques exceptions près, elle est de l’ordre de 1/200 s (entre 1/125 s pour les plus lents et 1/500 s pour les plus rapides).

Par exemple la vitesse « synchro-flash » sur le Canon EOS 7D, le Nikon D800 et le Sony Alpha 77 est de 1/250ème de seconde. Pour les reflex Nikon D3000, D5000, les Canon 5D elle est de 1/200ème…

Vous pouvez vous référer directement à votre mode d’emploi pour connaître la vitesse de synchro de votre appareil photo.
Vous la trouverez aisément dans le tableau des caractéristiques techniques (parfois appelé « Spécifications ») qui se trouve normalement à la fin de tous les modes d’emploi.
L’information se trouvera généralement sous la rubrique « Obturateur » (Canon, Nikon, Sony) ou la rubrique « Flash » (Fuji, Leica, Olympus, Pentax).
Les termes utilisés pourront être :

  • Vitesse de synchronisation du flash
  • Vitesse de synchro. flash / synchro-flash / Vitesse synchro
  • Synchronisation X à… (chez Canon dans la partie « Obturateur – Vitesse d’obturation »)
  • Synchronisation : Synchronisé avec l’appareil photo à…

Vous pouvez aussi connaître la vitesse synchro de votre appareil en faisant la petite manipulation suivante :
Votre appareil photo doit avoir un flash intégré ou un flash de la marque de votre APN (cela peut aussi fonctionner avec certains flashes compatibles). Flash éteint (ou fermé), en mode manuel, réglez la vitesse d’obturation à une vitesse élevée (Par exemple 1/500 s). Ensuite allumez (ouvrez) le flash : normalement la vitesse va automatiquement se caler sur la vitesse de synchronisation du flash (manipulation testée et vérifiée sur mes boîtiers Canon EOS ; par exemple sur le Canon 7D à l’ouverture du flash intégré la vitesse choisie initialement trop élevée repasse automatiquement à 1/250, vitesse qui correspond bien à la vitesse synchro-flash pour ce boîtier).

En pratique : contraintes et solutions

Globalement, cette limitation de la vitesse d’obturation avec le flash ne sera pas vraiment handicapante dans votre pratique habituelle photographique. On pourrait penser qu’une vitesse assez faible pourrait provoquer un flou de bougé ou de mouvement… mais si la photo est majoritairement exposée par la lumière du flash, la rapidité de l’éclair va figer le mouvement : une vitesse plutôt lente ne posera donc pas de problème de ce côté.

Il y a cependant un cas où cette limite technique pourra se révéler pénalisante : si l’on utilise le flash en plein jour. Non, non je ne suis pas tombé sur la tête… le flash ne sert pas seulement à faire des photos quand il n’y a pas assez de lumière. Il peut très bien être utilisé comme source de lumière secondaire en plein jour.
Par exemple dans le cas d’un portrait par forte luminosité. Vous pouvez être à contre-jour ou bien simplement avoir des ombres marquées sur le visage (les yeux à l’ombre d’un chapeau…) : il peut être intéressant d’utiliser le flash pour déboucher (atténuer) les ombres. C’est ce qu’on appelle la technique du fill-in.
Or, dans le cas d’un portrait, on cherche souvent à avoir une faible profondeur de champ (un joli fond flou d’arrière-plan)… pour cela nous allons ouvrir le diaphragme… et même en baissant la sensibilité au plus bas, si la scène est lumineuse, il y a de forte chance que la vitesse résultante pour une bonne exposition soit au-dessus de la fameuse vitesse de synchronisation du flash ! (pour ceux qui auraient du mal à suivre je vous renvoie au premier commandement de mon guide gratuit « Les 10 commandements pour progresser en photo »).

Dans ce contexte, 3 solutions s’offrent à nous :

  • La première solution par défaut : si nous avons déjà réglé la sensibilité au plus bas, nous sommes obligés de fermer le diaphragme pour réduire la vitesse jusqu’à atteindre la vitesse compatible avec notre flash. Inconvénient : le flou d’arrière-plan ne sera sans doute pas aussi prononcé que nous l’aurions voulu…
  • La seconde solution : nous ajoutons un filtre gris neutre pour réduire la quantité de lumière passant dans l’objectif. Cette perte de luminosité sera compensée par un temps de pose plus long (c’est ce que nous recherchions). Le diaphragme ne sera pas touché et donc la profondeur de champ restera celle que nous voulions dès le départ.
  • Dernière solution, la « meilleure » pour la fin : nous avons un flash externe qui permet d’effectuer une synchronisation « haute vitesse », autrement dit d’utiliser une vitesse plus rapide que la vitesse synchro-flash… je sais ce que vous vous dites : et alors, c’est finalement possible ? Il faudrait savoir ! Promis, je vous explique tout dans la partie suivante !

Aller au-delà de la vitesse synchro-flash : la synchronisation « haute vitesse »

Principe de fonctionnement

Dans ce mode de fonctionnement, le flash n’émet pas un seul éclair mais une succession de petits éclairs très rapides permettant ainsi un apport de lumière continu pendant toute la durée de déplacement de la fente de l’obturateur devant le capteur (rappelez-vous de la seconde vidéo présentant le fonctionnement de l’obturateur au-delà de la vitesse de synchronisation).
Même par grand soleil, ce mode permet donc de choisir une grande ouverture et de la compenser par une vitesse d’obturation élevée (jusqu’au temps de pose le plus court de l’appareil).

Perte de puissance

En contrepartie, l’utilisation de cette technique fait chuter brutalement la puissance du flash (généralement exprimée par ce qu’on appelle le « nombre guide »). D’autre part, plus la vitesse d’obturation sera élevée, plus la puissance du flash diminuera.

Les flashes compatibles

Cette option se retrouve sur les flashes externes (flashes cobra), généralement moyens et hauts de gamme (plus rarement sur les flashes moins puissants).
En revanche, la synchronisation « haute vitesse » n’est pas disponible sur les flashes intégrés des appareils photos. En réalité, pour être tout à fait exact, il existe quand même certains flashes intégrés qui permettent d’aller un peu plus loin que la vitesse de synchro-flash (mais pas jusqu’à la vitesse maximale de l’appareil comme le proposent les flashes cobra).
Ainsi, sur beaucoup de boîtiers Nikon, alors que la vitesse synchro-flash est souvent de 1/250 s, il est possible de pousser cette vitesse à 1/320 s avec le flash intégré en utilisant l’option « 1/320 s (Auto FP) ».

Les termes utilisés par les fabricants

Même si tous les fabricants parlent de la même technique, chacun a son propre vocabulaire et ses propres abréviations (HS, HSS, FP) pour parler de la synchronisation haute vitesse.

  • Nikon : Synchronisation ultra-rapide auto FP (en référence, au temps des flashes magnésiques, à des ampoules à combustion lente qualifiées de FP)
  • Canon : Synchronisation à grande vitesse (flash FP) : le symbole est un éclair suivi de la lettre « H » (pour « High »)
  • Sony : Synchronisation haute vitesse (HSS : High Speed Synchro)
  • Pentax : Mode synchro haute vitesse (HS) : symbole HS suivi d’un éclair

EN RESUME ...

EN RESUME ...

Sur les appareils photos reflex et hybrides, les photos au flash ne sont possibles qu’à une vitesse d’obturation inférieure ou égale à la vitesse de synchronisation du flash (votre mode d’emploi vous donnera cette vitesse maximale). Pour prendre des photos au flash avec une vitesse d’obturation supérieure à cette vitesse synchro-flash, il faudra utiliser l’option de synchronisation haute vitesse disponible sur certains flashes cobra.

Et vous ?Utilisez-vous souvent le flash de votre appareil ? Connaissiez-vous cette limite de vitesse, son origine, la manière de la contourner ?

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À propos de : Hervé (LuzPhotos)

Hervé Drouet, photographe professionnel au pays basque, spécialiste formation photo et rédacteur du blog LuzPhotos.

16 commentaires

  1. Merci Hervé pour ce tuto à lire sans modération.
    Alain

  2. Voilà encore une explication claire et précise, effectivement à lire sans modération

  3. super !!! ça répond exactement a la question que je me posais ! merci ! =D

  4. Super bien expliqué ! Merci !

  5. Merci pour le tuto. Cependant, j’ai un Nikon D810 que j’utilise en studio et j’ai la bande à 1/250 avec les bons réglages. Je ne comprends pas!

    • Oui, comme précisé dans la partie Les flashes concernés, la vitesse synchro sera adaptée au flash interne ou aux flashes cobra mais pas forcément aux flashes studio : l’éclair des flashes studio étant plus lent, il faut bien souvent réduire encore la vitesse synchro maximale de l’appareil. Vous pouvez directement tester en choisissant un temps de pose plus lent que 1/250. Par exemple, dans le mode d’emploi du Canon 5D3, bien que la vitesse de synchronisation soit de 1/200e, avec des flashes studio la vitesse d’obturation préconisée se situe entre 1/60e et 1/30e de seconde.

  6. Merci pour votre réponse. J’ai testé à 1/250, 1/200, 1/160. A 1/160, pas de bande. Ce que je n’explique pas c’est que le géné Broncolor, Verso A4, indique (sur papier), une vitesse de 1/600. Il me semble que c’est suffisant, donc ce serait un problème de phase?

    • Je ne pense pas que ce soit un problème de synchronisation. En fait, le moment où le capteur est entièrement découvert est plus court que la vitesse d’obturation sélectionnée car il faut compter avec les mouvements des rideaux de l’obturateur : en décortiquant pas à pas la première vidéo ci-dessus du Canon 5D mark II à la vitesse synchro de 1/200s et en regardant le chrono en milliseconde, on constate approximativement que :
      • de -9 à -5ms : le premier rideau s’abaisse (l’exposition du capteur commence par le haut) soit environ 4ms
      • de -5 à -4ms : le capteur est entièrement découvert pendant environ 1ms : c’est seulement dans ce cours laps de temps que le flash devra se déclencher.
      • de -4 à 0ms : le second rideau s’abaisse (l’exposition du capteur se termine par le haut) soit environ 4ms
      Donc dans notre cas, le temps où est entièrement exposé le capteur est de seulement 1ms soit 1/1000s environ pour une vitesse d’obturation de 1/200s.

      On comprend donc que cela ne posera pas de soucis avec des flashs dont l’éclair est très court comme avec les flashes cobra (durée de l’éclair allant approximativement d’un minimum de 1/1000s à des vitesses de l’ordre de 1/40000s pour les faibles puissances d’éclair).

      Par contre avec des flashes studio, la durée de l’éclair est généralement plus longue. Tout est relatif, mais en l’occurrence, une durée d’éclair de l’ordre de 1/600s (attention cette durée varie généralement en fonction de la puissance sélectionnée du flash) est assez longue : dans notre cas la durée de l’éclair (1/600s) est plus longue que le laps de temps où est entièrement ouvert l’obturateur (1/1000s) : à la vitesse synchro, le rideau va déjà commencer à se fermer alors que l’éclair n’est pas terminé ; d’où la bande noire. Avec ce type de flashes studio, il faudra donc augmenter le temps de pose pour que les rideaux de l’obturateur reste plus longtemps ouverts.

  7. Très bon article.
    Pour aller un peu plus loin, on peut parler de la synchro sur le second rideau. Dans ce cas, le flash est déclenché juste avant le départ du deuxième rideau ce qui donne accès aux vitesses de synchro plus élevées. Pour ne pas être limité, il faut aller faire un tour dans les menus pour régler la vitesse de synchro flash (auto FP sur Nikon).

    • Bonjour Mathieu, oui au moment de l’écriture de l’article, j’avais hésité à parler de la synchro 1er et 2nd rideau mais comme l’article était déjà assez long, j’avais finalement préféré garder le sujet pour une prochaine fois… cela fera l’objet d’un autre article détaillé en lien direct avec celui-là 🙂

    • Attention, juste à cette phrase (j’avais laissé passé lors de ma première réponse, mais c’est un peu confu et risque de provoquer des incompréhensions) :
      « synchro sur le second rideau. Dans ce cas, le flash est déclenché juste avant le départ du deuxième rideau » : ok
      par contre, vous ajoutez « ce qui donne accès aux vitesses de synchro plus élevées » : non, l’option second rideau est associée à des temps de pose assez longs (mais l’option premier rideau fonctionne également) et pour aller au delà de la vitesse synchro (temps de pose très courts) ce sera la synchro haute vitesse (non compatible avec l’option second rideau)…

      Pour bien comprendre l’option synchro flash second rideau, vous pouvez maintenant lire le nouvel article : La synchro flash second rideau.

  8. Merci pour l’article, et en particulier l’explication donné dans les commentaires sur le « pourquoi avec des flash dit « plus lent » il faut baisser la vitesse de synchro ».
    J’ai petites questions qui me viennent du coup.
    1 – si j’ai bien compris on aurait théoriquement plus de problème si on possédait un flash qui éclairerait depuis avant l’ouverture du premier rideau jusqu’à après la fermeture du second rideau? (je pose cette question pour être sûr de bien saisir la différence d’impact d’une lumière au flash et d’une lumière d’ambiance. Je ne comprenais pas pourquoi on obtenait ces bandes noirs alors qu’avec la lumière d’ambiance on ne les a jamais)
    2 – Je ne trouve pas vraiment sur les blogs et autres, d’explications précises sur le « pourquoi plus la synchro fp est grande, plus il faudra d’éclairs au flash pour bien exposer le capteur, et donc verra sa puissance diminuer? ». Pouvez-vous m’expliquer comment ça marche?
    3- Pourquoi la synchro sur le deuxième rideau donne accès à des vitesses plus élevées que la syncrho sur le premier rideau?

    Merci encore pour cet article. Super complet!

    • Content que vous ayez trouvé cet article intéressant 🙂
      Je vais essayer de répondre à vos questions :

      • Question 1 : « différence d’impact d’une lumière au flash et d’une lumière d’ambiance / On aurait théoriquement plus de problème si on possédait un flash qui éclairerait depuis avant l’ouverture du premier rideau jusqu’à après la fermeture du second rideau ? »

      Par définition, la lumière ambiante va être constante pendant toute la durée de l’exposition alors que le flash sera un apport de lumière intense mais très court (un temps beaucoup plus court que le temps de pose): il faudra donc que l’éclair du flash parte au bon moment pour exposer le capteur uniformément dans sa totalité c-a-d lorsque le capteur est entièrement découvert.

      En théorie, si un flash éclairait de manière uniforme avant l’ouverture du premier rideau jusqu’à après la fermeture du second rideau, cela équivaudrait à avoir un éclairage ambiant, un apport de lumière pendant toute la durée d’exposition y compris pendant les phases d’ouverture et fermeture des rideaux de l’obturateur : donc aucun risque de barre noire comme avec la lumière ambiante. Cette hypothèse est finalement comparable au système de la synchro haute vitesse (cf. point suivant).
      ________

      • Question 2 : « pourquoi plus la synchro fp est grande, plus il faudra d’éclairs au flash pour bien exposer le capteur, et donc verra sa puissance diminuer ? »

      Déjà, avec le mode synchro haute vitesse, la puissance du flash sera répartie sur plusieurs éclairs très rapprochés (une série d’éclairs à haute fréquence) : donc plusieurs « petits » éclairs plutôt qu’un seul « gros ». Le passage en synchro haute vitesse s’accompagnera donc d’une forte baisse de puissance. Le nombre guide (NG) qui exprime la puissance du flash va fortement chuter.

      Dans le mode synchro haute vitesse, a priori, le nombre d’éclairs (la fréquence) ne varie pas : la fréquence devra être suffisamment élevée pour apporter une lumière quasi-continue pendant toute la durée de défilement de la fente de l’obturateur devant le capteur.

      Finalement, dans ce cas précis, l’apport de lumière du flash est comparable à la lumière ambiante. Ainsi, on comprend que plus la vitesse d’obturation sera élevée, plus la puissance du flash (le NG) va diminuer. C’est comme avec la lumière ambiante, plus la vitesse augmente, moins la quantité de lumière qui va atteindre le capteur sera importante.

      En effet, pour des vitesse d’obturation rapide, au-delà de la vitesse synchro flash, il faut savoir que :
      – la vitesse de défilement de la fente de l’obturateur est constante,
      – c’est en fait la taille de la fente qui va déterminer le temps de pose correspondant : plus la fente sera réduite, plus l’apport de lumière diminue, donc plus le temps de pose correspondant sera court (vitesse d’obturation rapide).

      C’est la même chose avec la série « continue » de flashes : une petite fente apportera moins de lumière qu’une grande fente. Au final, on voit bien que la puissance (la quantité de lumière atteignant le capteur) va varier avec la vitesse d’obturation.

      Pas facile d’expliquer, j’espère que j’ai été assez clair…
      ________

      • Question 3 : « Pourquoi la synchro sur le deuxième rideau donne accès à des vitesses plus élevées que la syncrho sur le premier rideau ? »

      Pas sûr de bien comprendre la question. En fait, la synchro second rideau, ne fonctionnera qu’avec des temps de pose suffisamment long. J’ai l’impression que le précédent commentaire de Mathieu du 13/12/2015 qui était confus et que je n’avais pas repris à l’époque a influencé cette question. J’ai refait une réponse à Mathieu en corrigeant la partie ambiguë de ses propos (cf. au dessus, ma deuxième réponse, datée d’aujourd’hui, à son commentaire).

      Vous pouvez aussi lire ou relire l’article « La synchro flash second rideau », en particulier ce passage sur le temps de pose.

  9. Explications super-claires, merci!

    Pour la synchro haute vitesse, j’avais donc interprété de travers quelque chose que j’avais lu. Merci de m’avoir éclairci l’affaire.
    Oui, finalement, quand, passé la barrière de la synchro haute vitesse, on se retrouve avec une diminution globale de la lumière (diminution de la lumière de notre jour – dans le cas d’une utilisation en contre jour de notre flash – en même temps que celle de notre flash). C’est comme si on se retrouvais avec, en lieu et place d’un flash (digne de se nom), une deuxième source de lumière constante beaucoup beaucoup moins puissante qu’un flash…

    Merci beaucoup. C’était la deuxième fois que je passais (par hasard) sur ce site. Je suis encore bluffé par votre pédagogie.

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