Accueil » Prise de vue » Pourquoi utiliser un trépied : 9 bonnes raisons expliquées

Pourquoi utiliser un trépied : 9 bonnes raisons expliquées

Selon moi, un trépied est un accessoire photo incontournable, quasi-indispensable, que tout photographe devrait posséder. Pour étayer cette position qui peut paraître excessive de prime abord, je vais essayer de répondre aux questions suivantes : pourquoi utiliser un trépied ? Quels avantages a-t-on d’en utiliser un ? Quels types de photos peut-on faire avec un trépied qui ne seraient pas possible sans ?
En réponse à ces questions, je vous présente ici 9 bonnes raisons d’acheter un trépied ou de ressortir votre ancien trépied qui prend la poussière ? Autrement dit, 9 bonnes raisons de prendre son pied ! Oui, désolé, c’est plus fort que moi, je ne pouvais pas passer à côté de ce jeu de mot potache un peu facile 🙂

Assurer la netteté en évitant le flou de bouger

En fixant l’appareil sur un trépied, ce dernier est parfaitement stabilisé, il ne bouge plus du tout. Cela évite donc le risque de flou de bouger que le photographe peut engendrer sans le vouloir.

En effet, si vous bougez, même de manière quasi-imperceptible, pendant la prise de vue, cela se traduira par un flou plus ou moins prononcé sur la photo : les micro-mouvements générés malgré vous, provoquent un changement de cadrage pendant que le capteur est impressionné par la lumière et donc, un flou sur l’ensemble de la photo (si on inverse le point de vue, c’est comme si tout le décor s’était déplacé pendant la prise de vue 🙂 ). Peu importe que vous ayez photographié un sujet en mouvement ou un objet inerte, c’est vous qui bougez pendant que l’information lumineuse arrive jusqu’au capteur…

3 photos pour illustration le flou de bouger (permière photo nette, prise sur trépied, et 2 autres photos plus ou moins floues, prises à main levée)

• La première photo est parfaitement nette : elle a été réalisée sur trépied avec l’appareil photo bien stable.
• La seconde photo a été prise à main levée à une vitesse assez basse : elle montre un flou de bouger.
• La troisième photo présente un flou de bouger très prononcé.

Le flou de bouger aura tendance à s’aggraver en fonction de votre vitesse d’obturation et aussi de la focale de votre objectif.

  • Plus votre vitesse sera lente (temps de pose important) et plus le risque de flou de bouger augmentera. Vous pouvez faire le test : mettez-vous en mode priorité vitesse et essayez de faire une photo nette à 1/30s, 1/8s, 1/2s, 1, 2s et plus… c’est mission impossible ! Seule la stabilisation parfaite grâce à un trépied vous permettra d’atteindre ce type de vitesse et bien au-delà (plusieurs secondes, voire plusieurs minutes de temps de pose) et d’avoir une photo parfaitement nette.
  • De même, plus la focale utilisée sera grande (plus vous zoomez), plus le risque de flou de bouger sera élevé. C’est simple à comprendre : avez-vous déjà regardé dans des jumelles ? SI oui, vous avez alors dû constater que le cadre observé bouge au rythme de vos légers mouvements. Même de tous petits tremblements semblent amplifiés. A une même distance, plus le sujet observé est gros dans votre viseur, plus le moindre mouvement de votre part se répercutera de manière ostensible. Sans rentrer dans le détail, c’est cette constatation qui a amené les photographes à appliquer lors d’une prise de vue à main levée, la règle de 1 sur la focale. L’idée est simple et constitue à mon avis une très bonne base : si vous photographiez avec un objectif 70-200 mm, à la focale 100 mm, il faudra, pour éviter le flou de bouger, appliquer une vitesse d’obturation d’au moins 1/100s et, à 200mm, une vitesse de 1/200s ou plus.

Et oui, plutôt contraignant ! Et bien, avec un trépied, vous vous affranchissez de cette vitesse minimale indispensable pour éviter le flou de bouger.
Peu importe le temps nécessaire pour avoir une photo bien exposée, peu importe la focale utilisée, si l’ensemble est bien stable, tous les éléments fixes pris en photo seront bien nets. Vous avez remarqué, j’ai précisé « les éléments fixes ». Et oui, il ne faut pas confondre le flou de bouger (qu’un trépied va éviter) dont nous venons de parler longuement, et le flou de mouvement qui lui proviendra du déplacement d’un élément mobile devant vous, dans le cadre, pendant la prise de vue (par exemple, un passant, une voiture….). Nous verrons cet aspect dans la partie « Jouer sur les flous de mouvement ».

Avec un trépied, vous pourrez donc utiliser des longues focales sans risque de flou de bouger (si votre trépied est bien adapté au poids de l’ensemble boîtier-objectif) mais aussi prendre des photos même lorsqu’il y a peu de lumière (voir la troisième partie).

Sachez également que, dans une moindre mesure, le flou de bouger peut aussi provenir des vibrations provoqué au moment d’appuyer sur le déclencheur et, sur les reflex, de celles provoquées par le mouvement du miroir au déclenchement.

  • Pour éviter de faire bouger l’appareil au moment de déclencher, il vous suffit d’utiliser le retardateur de votre APN ou une télécommande,
  • Pour éviter les vibrations du miroir, passez en mode live view (écran arrière) ou activez l’option « verrouillage du miroir » . Vous pouvez lire à ce sujet l’article Verrouillage du miroir : fonctionnement et utilité.

Autre avantage d’utiliser un trépied, comme vous n’êtes plus tributaire d’une vitesse d’obturation minimale, même par faible lumière, vous pouvez quand même vous permettre de fermer le diaphragme pour gagner en profondeur de champ (pour obtenir une plus grande zone de netteté sur votre photo). La petite ouverture sera simplement compensée par un temps de pose un peu plus long (ce qui ne pose aucun problème puisque votre appareil est parfaitement stabilisé).

Eviter la montée en sensibilité

Dans la mesure où l’ouverture est généralement dictée par le rendu que l’on souhaite avoir au niveau de la profondeur de champ (notre zone de netteté), en basse lumière, une montée en sensibilité est souvent utilisée pour éviter de descendre à une vitesse d’obturation trop lente pouvant engendrer un flou de bouger… mais nous l’avons vu, avec l’utilisation d’un trépied, le temps de pose n’est plus un problème, il ne sert alors à rien de choisir une sensibilité élevée. Cela serait même préjudiciable pour la qualité de vos photos.
En effet, pour rappel, la montée dans les hautes sensibilités s’accompagne d’une augmentation du bruit numérique : l’image est moins nette, elle devient plus ou moins « granuleuse » avec la présence de pixels anormalement colorés (souvent rouge et/ou vert, sans correspondance avec la réalité) comme le montre la photo ci-dessous :
Photo pour illustrer le bruit numérique provoqué par une montée dans les hautes sensibilités ISO

Attention si vous avez l’habitude de travailler avec la sensibilité en mode automatique : l’appareil ne sachant pas que vous l’avez mis sur un trépied (oui, malgré toute l’intelligence artificielle qui ne cesse de croître, sur ce point, il reste encore un peu idiot… 🙂 ), il va chercher à vous assurer une vitesse suffisante pour éviter le fameux flou de bouger en augmentant si besoin (selon les conditions lumineuses) la sensibilité… votre photo perdra alors en qualité…

Voici une photo prise sur trépied (en intérieur avec peu de lumière) à quelques secondes d’intervalle : la première photo a été prise en laissant l’appareil en ISO automatique et la seconde en fixant la sensibilité.

Photos prises sur trépied : première photo avec la sensibilité en mode automatique (apparition du bruit numérique) et seconde photo avec une sensibilité basse

• A gauche, la sensibilité était réglée en mode automatique : en raison de la faible lumière, l’appareil a réglé la sensibilité sur 12800 ISO pour limiter le risque de flou de bouger en évitant un temps de pose trop long (ici la vitesse d’obturation était de 1/15s). Résultat : la photo montre un bruit numérique très présent (j’ai sciemment pris une photo sur un appareil compact avec un petit capteur et évité tout traitement numérique anti-bruit pour que le bruit numérique soit bien visible).
• A droite, photo prise dans les mêmes conditions de lumière mais en fixant la sensibilité à 100 ISO (temps de pose de 15 secondes permise par l’utilisation du trépied).

Et en zoomant pour mieux apprécier la différence de qualité :

Photos prises sur trépied : sensibilité élevée en mode automatique (photo bruitée) et photo avec une sensibilité basse

Les 2 photos précédentes en gros plan pour bien constater l’impact visuel de la montée en sensibilité. Déjà visible sur le plan large, la différence de qualité entre les 2 photos est sans appel !

En conclusion de cette partie : sauf à rechercher une vitesse particulière pour un sujet en mouvement, sur trépied, pensez à fixer votre sensibilité ISO à une valeur basse, à la sensibilité optimale pour votre appareil photo (souvent 100 ou 200 ISO) afin de préserver au maximum la qualité de vos photos.

Faire des photos par faible lumière

Puisque, grâce au trépied, vous pouvez laisser l’obturateur ouvert longuement, sans avoir de flou de bouger, il est donc possible de photographier dans des conditions de faible luminosité. Il suffira juste de laisser le temps de pose nécessaire pour avoir une exposition équilibrée. Bien sûr, à main levée, vous pouvez envisager de faire des photos avec peu de lumière mais vous allez vite atteindre les limites de votre appareil. Pour éviter le flou de bouger (donc avoir une vitesse suffisante), sans même parler de considération esthétique, il faudra compenser le manque de lumière en ouvrant au maximum le diaphragme (dans la limite de ce que vous permettra votre objectif) et en augmentant la sensibilité. Bref, vous obtiendrez au mieux, une image de qualité médiocre et au pire, lorsque vous vous confronterez aux limites de votre matériel, une image floue inexploitable.

Avec le trépied, vous vous ouvrez de nouveaux horizons : même à très faible lumière vous pourrez encore faire de la photo.

  • En extérieur, vous pourrez profiter des belles lumières de l’aube, du crépuscule, de l’heure bleue, des levers et couchers de soleil et même faire des photos de nuit (ville la nuit, clair de lune, ciel étoilé…).
  • Et en intérieur, même si vous n’êtes pas équipé de flashes, le trépied vous servira à faire des natures mortes, des photos d’objets tout à fait qualitatives.
Exemple d'utilisation d'un trépied : photo de la baie de Saint-Jean-de-Luz (à l'heure bleue)

Photo de la baie de Saint-Jean-de-Luz réalisée sur trépied au petit matin par faible lumière (à l’heure bleue).
Paramètres d’exposition : sensibilité : 100 ISO | ouverture : f/11 | temps de pose : 30s.
L’utilisation du trépied a permis, malgré le manque de lumière, de ne pas devoir monter en sensibilité, tout en choisissant une faible ouverture pour maximiser la profondeur de champ. D’autre part, le long temps de pose (30 secondes) donne un effet de lissage sur l’eau, ce qui accentue l’effet de calme et de sérénité qui règne au petit matin avant le lever du soleil.

L'utilisation d'un trépied permet de faire des photos de nuit (exemple d'une photo de la voie lactée faite en montagne)

Paramètres de prise de vue : focale 24 mm | sensibilité : 2500 ISO | ouverture : f/2,8 | temps de pose : 15s.
Pour ce type de photo le trépied permet un long temps de pose (plusieurs secondes) sans flou de bouger. Par contre, si l’on souhaite éviter le filé d’étoiles (en raison de la rotation de la terre), il faut quand même limiter le temps de pose. C’est pourquoi, malgré le choix d’une grande ouverture (f/2,8) et la présence du trépied, j’ai dû augmenter la sensibilité.

Jouer sur les flous de mouvement

En utilisant un trépied, même avec de longs temps de pose, tout ce qui est fixe, immobile dans le cadre de la photo, sera parfaitement net.
En revanche, tout ce qui se déplacera pendant ce temps de pose, présentera un flou de mouvement. Imaginons une photo prise en ville avec des passants. Si, par exemple, votre temps de pose est de 4 secondes, cela signifie que quelqu’un qui marche sera au point A au début de la pose, et au point B à la fin (et sur des points intermédiaires de son trajet au cours de la prise de vue). Nous aurons donc un passant fantôme (flou, transparent) qui sera partiellement visible à plusieurs endroits à la fois dans la photo. C’est une bonne manière de suggérer le mouvement sur une image fixe.

Ce phénomène assez simple à comprendre ouvre des potentialités esthétiques innombrables :

  • Effets fantômes sur des sujets en mouvement (passants, animaux, véhicules…) pouvant aller jusqu’à la disparition quasi-complète du sujet (en fonction de la vitesse de déplacement et du temps de pose),
  • Création d’un effet cotonneux et brumeux sur l’eau en mouvement (rivière, cascade, fontaine, vagues…),
  • Photos de nuit de sujets lumineux assez lents : feu d’artifice (pour apprendre en détail comment photographier un feu d’artifice en utilisant votre trépied, je vous renvoie vers l’article  Photographier un feu d’artifice), light-painting, filé d’étoiles
Exemple d'utilisation du trépied pour donner un effet de filé sur l'eau qui s'écoule dans un torrent

Paramètres d’exposition : sensibilité : 200 ISO | ouverture : f/11 | temps de pose : 1,3s.
Le temps de pose relativement long (plus d’une seconde) permet d’obtenir un flou de mouvement sur l’eau du torrent.
Le trépied évite le flou de bouger : les éléments fixes comme les rochers sont parfaitement nets.

Photo de feu d'artifice (baie de Saint-Jean-de-Luz) prise avec un trépied

Photo prise sur trépied avec un temps de pose de plusieurs secondes (baie de Saint-Jean-de-Luz).

Avec une lumière assez forte et lorsque vous voulez des temps de pose longs, l’utilisation avec le trépied de filtres gris neutres (filtres ND), sera parfois indispensable pour obtenir les effets visuels recherchés (une sensibilité basse et une petite ouverture ne suffira pas toujours). Si vous voulez en apprendre plus à ce sujet, je vous invite à lire l’article Filtre ND (gris neutre) : utilité et utilisation.

Capturer des phénomènes lumineux imprévisibles (éclairs, étoiles filantes)

Effectuer une pose longue sur trépied est la technique la plus abordable pour faire des photos d’éclairs lors d’un orage.

Comme vous ne serez jamais assez rapide pour capturer un éclair qui, par définition, est un phénomène lumineux bref et imprévisible (le temps que vous réagissiez en appuyant sur le déclencheur, l’éclair sera déjà terminé), pour contourner ce problème, il suffit d’utiliser la technique suivante :

  1. Placez votre appareil photo sur trépied,
  2. Orientez votre appareil là où l’orage semble le plus actif (là où vous avez vu le plus d’éclairs),
  3. Ajustez votre cadrage (assez large pour vous donner les chances d’avoir un éclair dans le cadre),
  4. Choisissez une vitesse d’obturation suffisamment lente (temps de pose de plusieurs secondes) pour imprimer le décor de la scène et surtout espérer avoir un éclair pendant que l’obturateur de votre appareil est ouvert.

Avec cette technique et un peu de chance, vous pourrez même avoir plusieurs éclairs sur la même photo (de la même manière que vous pouvez cumuler les traces lumineuses de plusieurs fusées espacées dans le temps lors d’un feu d’artifice).

Le même principe de base pourra être utilisé pour capturer des étoiles filantes (il faudra juste faire attention de ne pas choisir un temps de pose trop long si vous ne voulez pas que les étoiles fixes face une traînée lumineuse à cause de la rotation de la terre).

Faire des montages photo de qualité

Dans les cas suivants, un trépied photo vous facilitera la vie et vous permettra de faire du travail de précision pour, au final, obtenir un résultat optimal :

  • Pour faire de grands panoramas en assemblant plusieurs photos en décalant votre cadrage à chaque prise de vue (associé à une tête panoramique, votre travail d’assemblage pourra être parfait même dans les cas difficiles).
  • Pour du bracketing d’exposition (plusieurs photos avec le même cadrage mais avec des expositions différentes) pour faire du HDR (High Dynamic Range, plage dynamique élevée) ou des fusions d’expositions afin d’obtenir une photo bien exposée dans son ensemble (même dans des conditions de forts contrastes dépassant la dynamique de votre capteur photo).
  • Pour du focus-stacking (bracketing de mise au point : plusieurs photos avec un même cadrage mais avec un décalage de mise au point) afin d’obtenir, par assemblage des photos, une profondeur de champ plus importante (qui n’aurait pas pu être obtenu avec une seul photo).
  • Pour faire du time-lapse (un accéléré) : assemblage sous forme d’une vidéo de nombreuses photos prises à intervalle régulier afin de montrer de façon accélérée une scène, un sujet en mouvement (lever, coucher de soleil, passage des nuages dans le ciel, animation en ville, ouverture du bourgeon d’une fleur, éclosion d’un œuf…).
Photos principales prises à des expositions différentes utilisées pour un montage

Photos principales (une sous-exposée et une autre sur-exposée) fusionnées pour donner une seule photo (cf. ci-dessous).

Montage photo créé à partir de 3 photos prises sur trépied (chacune avec des réglages d'exposition différents)

Montage photo final créé à partir des 3 photos : les 2 précédentes et une autre pour avoir plus de détails au niveau du soleil (non présentée ci-dessus).

Soigner sa composition

Alors qu’à main levée, nous sommes plutôt dans l’instantané, dans la photo spontanée, l’utilisation d’un trépied nous pousse à prendre notre temps, ne serait-ce que par la contrainte de la mise en place du matériel. Grâce au trépied et à sa rotule, vous pouvez garder la position de votre appareil photo, la modifier avec précision, la peaufiner en prenant le temps de regarder en détail votre composition. Par exemple, en photo de paysage, il sera aisé de contrôler que votre horizon ne penche pas.

En d’autres termes, le trépied vous permet de faire, plus facilement, dès la prise de vue, un cadrage très soigné qui ne nécessitera aucun recadrage en post-traitement (sur logiciel).

Dans cette optique, l’utilisation de l’écran arrière (aussi appelé fréquemment « live view ») donne plus de confort pour apprécier le résultat futur avant même de prendre la photo. D’ailleurs, avec certains appareils photo reflex d’entrée de gamme, le viseur optique ne donne pas la vision à 100% de l’image qui sera capturée : vous risquez alors de prendre sans le vouloir des éléments indésirables sur le pourtour de votre image. A l’inverse, l’écran arrière, lui, vous donnera une image fidèle (vision à 100%), avant déclenchement, de ce que sera votre photo finale.

Se libérer les mains pour plus de créativité

C’est évident mais pourtant, on a tendance à l’oublier, en fixant notre appareil photo sur un trépied, plus besoin de tenir l’appareil avec les 2 mains et pas la peine non plus d’avoir en permanence l’œil dans le viseur ou le regard rivé à l’écran… ça à l’air de rien mais, associé à une télécommande ou un retardateur, cela autorise pas mal de liberté !
Cela vous permet par exemple :

  • Lors d’une séance de portrait, de plus facilement interagir avec le modèle que vous photographiez.
  • De tenir un réflecteur, un flash en déporté lors de photos d’objet ou en macrophoto…
  • D’habiller de lumière la scène photographiée en bougeant des sources lumineuses devant l’objectif (technique du light-painting).
  • De tenir un parapluie pour continuer à faire de la photo sous la pluie tout en protégeant son matériel.

Faire des autoportraits

Exemple d'utilisation d'un trépied : autoportrait avec effets fantômes grâce à une pose longue

Autoportrait : le trépied permet de se photographier soi-même et aussi, avec une pose longue, de créer des effets fantômes.

Autre conséquence du point évoqué précédemment… avec le retardateur ou une télécommande sans fil, vous n’êtes pas obligé de rester à côté de votre appareil photo, vous pouvez donc figurer sur la photo de groupe aux côtés de vos amis, ou bien vous amuser à faire des autoportraits. Et dans ce dernier cas, contrairement au selfie où il faut tenir l’appareil, vous pourrez être beaucoup plus créatif et faire de véritables petites mises en scène : vous pouvez vous photographier au moment où vous sautez ou vous amuser à apparaître semi-transparent comme un fantôme à un ou plusieurs endroits lors d’une pause longue (en utilisant le flou de mouvement déjà vu plus haut)… bref, vous avez des idées mais vous n’avez pas de modèle à photographier : avec un trépied, vous pouvez toujours les mettre en application en devenant votre propre modèle : auteur et acteur, attention à la schizophrénie !

Et bien sûr, dans la même lignée, un trépied vous permet aussi de vous filmer, sachant que maintenant, tous les appareils photo permettent également de faire de la vidéo.

Vous avez pu le constater, cela fait pas mal de bonnes raisons de vous équiper d’un trépied (et encore j’en ai sans doute oublié) ! Avec un trépied, vous pouvez faire des photos qui auraient été tout simplement impossible sans, rendre plus belles certaines photos, booster votre créativité…
Alors, si je vous ai convaincu de l’utilité d’un trépied, et si vous n’en avez pas déjà un, je vous conseille vivement de lire l’article Bien choisir un trépied photo. Cet article vous donnera toutes les clés et les points de vigilance pour ne pas vous tromper lors de votre achat !

Et vous ?Utilisez-vous souvent votre trépied ? Quelles sont vos utilisations principales, vos raisons de l’utiliser ? En plus de celles déjà évoquées dans l’article, voyez-vous d’autres bonnes raisons d’utiliser votre trépied ?

▼ CET ARTICLE VOUS A PLU, DITES LE EN LE NOTANT :
►| Note moyenne de 4.5 /5 attribuée par 18 votant(s) |

À propos de : Hervé (LuzPhotos)

Hervé Drouet, photographe professionnel au pays basque, spécialiste formation photo et rédacteur du blog LuzPhotos.

6 commentaires

  1. Merci pour vos articles Hervé, c’est très intéressant,
    Francis
    http://www.frantzimages.fr

  2. grimonpont robert

    Merci pour cet article très instructif

  3. Hervé bonjour

    Merci pour cet article que je trouve intéressant comme les autres.
    C’est vrais que le pieds apporte beaucoup je l’utilise très souvent surtout en photos animalières et en macro, couplé avec un déclencheur souple radio, ça évite le flou du bougé, la pression sur le déclencheur …surtout et même avec de la bonne lumière avec un télé-zoom type 150/600 c’est très utile même si c’est « encombrant » à transporter.

    Jean Paul

  4. J’utilise un trépied quand je fais de photo immobilière. En balade, j’emporte parfois un pied avec moi et je ne le déplie pas. J’utilise plus souvent un monopode, ça n’offre pas tous les avantages d’un tripode mais présente beaucoup de points positifs : légèreté, faible encombrement, rapidité d’ouverture / fermeture, soulage du poids du boîtier.

  5. oui en effet vous avez tous les deux parfaitement raison, la photo animalière, la macro et aussi la photo immobilière sont des domaines où le trépied s’avère souvent très utile !

  6. Très bon article, toujours très soigné et complet. Merci

Laisser un commentaire